Parole à l’architecte Pascal François sur la brique collée

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Parole à l’architecte Pascal François sur la brique collée | Omnicol

L’ARCHITECTE PASCAL FRANÇOIS LE DIT : « JOS DE SAEGHER M’A SURNOMMÉ LE SAUVEUR DE LA BRIQUE COLLÉE »


En 1989, Pascal François obtient son diplôme d'architecte à l’Hoger Instituut voor Architectuur Sint-Lucas de Gand. Après avoir acquis de l’expérience auprès de plusieurs bureaux, il crée Pascal François Architects. Dès 1997, il opte pour la brique collée pour la réalisation de sa propre habitation. « Par ce choix, nous avons marqué un tournant, aux dires de Jos De Saegher des établissements Steenhandel De Saegher.

Fraîchement diplômé, François a appris les ficelles du métier au sein de plusieurs bureaux d'architectes, parmi lesquels Architectenburo Achilles Hutsebaut (Alost), Architectuurstudio Christian Kieckens (Alost) et l’Atelier d’architecture Hans & Linus Meier (Suisse). En 1994, il crée son propre bureau d'architecture, alors que débute la rénovation du Stade Roi Baudouin par l’application de briques collées. « Les établissements Steenhandel De Saegher à Anvers ont été les premiers à importer en Belgique cette technique de collage néerlandaise », explique Pascal François. « Aux Pays-Bas, la technique a été introduite pour donner un nouvel élan au métier de maçon. La pompe à mortier-colle est ensuite entrée en scène, conférant subitement à la technique un caractère plus technique que le maçonnage classique au cordeau.

L’expression de la masse
En 1994 et 1995, bOb Van Reeth assure la rénovation du Stade Roi Baudouin et recourt aux produits Omnicol pour la réalisation de la maçonnerie collée. Pascal François poursuit : « À l’époque, bOb Van Reeth donnait cours à l’Académie d’Anvers et s'était familiarisé avec la technique aux Pays-Bas où il avait de nombreuses demandes de projets en cours. J'ai travaillé au début des années 90 chez Christian Kieckens, collègue de bOb Van Reeth à l’Académie d’Anvers. C'est par ce biais que la technique de la brique collée a croisé mon chemin pour la première fois. Peu de temps après, d'autres architectes ont adopté avec enthousiasme cette technique du collage leur offrant de nouvelles possibilités. Les auteurs de projets y ont vu de nouvelles perspectives, mettant surtout l'accent sur l’expression de la masse de la brique plutôt que sur le schéma.

Une brique moulée main appliquée par collage
L’Architecte François a rapidement adopté la technique. « Lors de la réalisation de mon propre logement en 1997, nous avons même marqué un tournant, aux dires de Jos De Saegher des établissements Steenhandel De Saegher. De nombreux architectes utilisaient des briques mécaniques, dont les tolérances dimensionnelles, en fonction du procédé de collage, étaient pratiquement impossibles à atteindre. Nous avons opté pour une brique moulée main présentant malgré tout une stabilité dimensionnelle suffisante pour le collage. La combinaison idéale pour conférer au matériau l’expression souhaitée d'une enveloppe à la fois robuste et protectrice. Des années plus tard, Jos De Saegher m’a surnommé le « sauveur de la brique collée », pour le choix que j’avais porté sur le collage d'une brique moulée main. Il craignait que la technique du collage s’éteigne doucement si l’on avait continué à prier les fabricants de briques mécaniques de réduire sans cesse les tolérances. »

Une considération purement esthétique
Le choix d'une brique collée ne constitue pas un choix technique, estime l’Architecte François, bien que le collage soit plus résistant que le maçonnage. « Il s’agit d'une considération purement esthétique. Il offre à l’auteur de projets la chance inouïe d’obtenir l’expression voulue uniquement avec le matériau. On peut ainsi l’exploiter au maximum. » La brique collée constitue dès lors un élément récurrent dans le portfolio de Pascal François Architects. « En dehors de notre propre habitation, nous sommes extrêmement fiers du projet Woning van Goethem à Zomergem. L'application et la réalisation de la technique de collage y ont été assurées à la perfection par l’entrepreneur. Nous avons opté pour un appareillage sauvage, en prévoyant une solution spécifique pour les angles du bâtiment permettant de ne pas interrompre cet appareillage. Par ailleurs, nous avons utilisé une brique de parement disponible en différentes hauteurs, placées en alternance dans les bonnes proportions.

Une réputation injustifiée
Au départ, le collage était assuré à la pompe à mortier-colle, un procédé inutilement onéreux, estime selon l’Architecte François. « Outre la location ou l'achat de la machine, l’entretien quotidien s’avérait également problématique et particulièrement chronophage. Les entrepreneurs ont recherché et trouvé d'autres méthodes de mise en œuvre, plus intéressantes d'un point de vue économique. Hélas, cette réputation de « technique plus onéreuse » continue à lui... coller à la peau. À tort. Le nombre de briques nécessaires est certes un peu plus élevé, mais on économise au niveau des frais de jointoiement. La sensibilité aux efflorescences, nettement plus faible pour la brique collée que dans une mise en œuvre classique, constitue un gros avantage. Car les taches blanches sur la façade restent une préoccupation majeure des maîtres d’ouvrage », conclut Pascal François.

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Source: Omnicol i.s.m. Architectura.be

 

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